Le signal peut franchir certains murs, mais un routeur ordinaire ne permet pas de regarder la pièce cachée. Il faut un émetteur connu, un récepteur compatible, du CSI, un modèle ciblé et une validation dans le lieu réel.
La bonne question est de savoir si les variations radio suffisent pour une sortie précise : occupé ou vide, mouvement ou immobilité, activité grossière ou zone approximative. Matériau, fréquence, placement, interférences et étalonnage changent le résultat.
Un plan d’essai pratique avant de faire confiance au résultat
Commencez par une affirmation qui peut être confirmée ou rejetée. Par exemple : le système doit distinguer une pièce vide d’une personne qui marche derrière une cloison en plâtre documentée, à distance fixe. Évitez un objectif vague comme voir des personnes à travers les murs, car il ne définit aucun critère de réussite.
Notez les modèles d’émetteur et de récepteur, les antennes, le micrologiciel, la bande, la largeur de canal, la fréquence d’échantillonnage, le matériau et l’épaisseur du mur, les dimensions, la hauteur des appareils et les distances. Faites un schéma reproductible. Pour un modèle appris, indiquez les pièces, personnes, activités et murs présents dans les données d’apprentissage.
Enregistrez une référence de pièce vide assez longue pour observer la dérive et les interférences. Répétez ensuite mouvement, immobilité, entrée, sortie et chaque activité cible. Mélangez l’ordre des essais. Ajoutez des contrôles négatifs réalistes : porte, ventilateur, mouvement du côté émetteur, autre réseau WiFi ou animal domestique.
Séparez calibration et évaluation. Tester sur les enregistrements utilisés pour régler les seuils ne prouve pas la généralisation. Réservez d’autres heures, personnes, placements et si possible une autre pièce. Publiez le nombre total d’essais, les échecs, les faux positifs et les omissions au lieu de sélectionner uniquement les meilleurs exemples.
Décidez enfin du comportement en faible confiance. L’interface doit afficher inconnu, signal insuffisant ou nouvel étalonnage requis plutôt que forcer une silhouette. Reprenez la référence après un changement de meubles, routeur, micrologiciel ou habitudes d’occupation.
- Écrire une affirmation mesurable et une condition d’échec.
- Documenter géométrie, matériel, radio et construction du mur.
- Utiliser une pièce vide et des interférences réalistes.
- Réserver des personnes, heures, placements ou pièces inédites.
- Publier erreurs, latence et états de faible confiance.
Comment le signal WiFi traverse un mur
Une transmission emprunte plusieurs chemins. Une partie traverse le plâtre ou le bois, tandis qu’une autre se réfléchit sur le béton, le métal, les meubles et les personnes. Le récepteur mesure la combinaison de ces trajets.
Le CSI décrit amplitude et phase sur plusieurs sous-porteuses. Un mouvement modifie certains trajets ; le modèle en déduit une classe sans reconstruire de photographie.
| Matériau | Effet courant | Conséquence |
|---|---|---|
| Plâtre ou bois | Atténuation modérée | Portée courte souvent possible |
| Brique ou béton | Perte et multi-trajets | Stabilité réduite |
| Métal ou isolant métallisé | Réflexion ou blocage | Lien parfois inutilisable |
| Porte ou ouverture | Transmission variable | La référence change |
Ce que la détection peut estimer
Des travaux ont montré présence, mouvement, respiration, activités, localisation et pose corporelle grossière. Chaque modèle reste limité à sa tâche, son matériel et ses données.
- Occupation avec une référence stable.
- Mouvement ou immobilité dans une zone testée.
- Activités générales avec des données adaptées.
- Variations respiratoires en environnement contrôlé.
- Position approximative avec plusieurs liens.
Ce que le WiFi ne montre pas fiablement
Un routeur grand public ne produit pas de vidéo derrière un mur. Visage, vêtements, identité, état médical et intention ne sont pas directement visibles dans le CSI.
Un squelette net est une visualisation de modèle, parfois une relecture ou une simulation. Il faut demander quel matériel génère les données et tester une autre pièce ou personne.
- Pas de photographie ni de rayons X.
- Pas d’identification faciale fiable.
- Pas de fonctionnement garanti à travers tout mur.
- Pas de décision médicale ou d’urgence autonome.
Comment évaluer une démonstration
Vérifiez chipset, micrologiciel, canal, récepteur, échantillonnage, modèle et cible. Testez une pièce vide, des mouvements connus, l’immobilité, un autre placement et une personne inédite.
Mesurez faux positifs, faux négatifs, latence et faible confiance. Une répétition sur plusieurs jours est plus convaincante qu’une séquence spectaculaire.
| Contrôle | Preuve solide | Alerte |
|---|---|---|
| Matériel | Récepteur CSI documenté | Simple interface de routeur |
| Géométrie | Positions connues | Appareils déplacés |
| Validation | Pièces et personnes inédites | Une seule démo |
| Confiance | État incertain affiché | Résultat toujours certain |
| Mur | Matériau et épaisseur notés | Promesse générale |
Vie privée et usage responsable
Sans caméra ne signifie pas sans risque. Occupation, routines et mouvements restent sensibles. Les personnes doivent connaître finalité, accès, conservation et moyen de désactiver le système.
N’utilisez pas une expérience WiFi comme seule base d’une décision médicale, d’urgence, policière ou professionnelle. Préférez traitement local, conservation minimale, contrôle d’accès et revue humaine.
- Limiter la résolution au besoin réel.
- Obtenir le consentement et fournir un arrêt clair.
- Séparer démonstration et produit validé.
- Documenter les usages exclus.
Sources et références techniques
FAQ sur le WiFi à travers les murs
Un routeur normal voit-il à travers les murs ?
Non. Il transmet à travers certains murs mais ne crée aucune image. La détection exige CSI, matériel compatible, modèles et validation.
Peut-il détecter une personne dans une autre pièce ?
Il peut estimer présence ou mouvement dans des conditions testées, selon matériau, placement, interférences et étalonnage.
Peut-il afficher une pose corporelle ?
Des recherches estiment des poses grossières, mais le résultat reste probabiliste et différent d’une caméra.
Quels murs bloquent le plus ?
Métal, isolants métallisés, béton armé, maçonnerie dense et plusieurs barrières épaisses.
Est-ce légal ?
Les règles varient. Surveiller sans information ni consentement peut poser des problèmes de vie privée et de protection des données.