La détection de mouvement par WiFi estime si quelque chose s'est déplacé en observant l'évolution du canal sans fil. Une personne qui traverse la pièce modifie les réflexions, l'atténuation et les trajets multiples. Un matériel donnant accès au Channel State Information (CSI) peut enregistrer ces changements sur plusieurs sous-porteuses et produire un score de mouvement.
La plupart des routeurs grand public ne fournissent pas de CSI exploitable. Une expérience demande généralement un micrologiciel compatible et un récepteur distinct, par exemple une carte ESP32, une interface réseau de recherche ou un système commercial de WiFi sensing. Cette page traite du mouvement, pas de l'occupation immobile, de l'identité ni de la pose corporelle.
Mouvement, présence, humain et pose : quatre objectifs différents
La détection de mouvement cherche un changement pendant une période. La détection de présence doit savoir si une personne reste dans la pièce même lorsqu'elle ne bouge plus. La détection humaine essaie de distinguer une personne d'un animal, d'un ventilateur ou d'une porte. La capture de mouvement reconstruit une activité ou une pose plus riche et nécessite davantage d'information spatiale.
Cette séparation évite les promesses excessives. Un capteur WiFi peut réagir à la marche puis devenir silencieux lorsque la personne s'assoit. Un système de présence peut analyser des variations plus faibles ou combiner plusieurs liens.
- Le mouvement convient aux déclencheurs d'activité.
- La présence convient à l'occupation immobile.
- La détection humaine exige des tests avec animaux, portes et ventilateurs.
- La pose et la capture sont des tâches plus complexes et séparées.
Comment le CSI transforme le mouvement en signal mesurable
Un émetteur envoie des paquets et un récepteur compatible collecte le CSI. Contrairement à un seul niveau RSSI, le CSI décrit amplitude et phase sur plusieurs sous-porteuses. Le déplacement d'une personne modifie les trajets réfléchis à des instants et fréquences différents. La série est nettoyée, normalisée et résumée par variance, perte de corrélation ou énergie spectrale.
Un système simple compare ces caractéristiques à une référence de pièce vide. Un modèle appris exploite des sessions étiquetées. Déplacer le routeur, tourner une antenne, fermer une porte ou modifier le mobilier peut rendre la référence obsolète.
- Émetteur de paquets stable.
- Récepteur CSI et micrologiciel compatibles.
- Nettoyage des paquets corrompus et du bruit évident.
- Seuil ou classifieur avec état d'incertitude.
- Validation en pièce vide, en mouvement et après modification du décor.
PIR, radar mmWave ou WiFi CSI ?
Le PIR est économique et efficace pour une personne en marche, mais il perd souvent une personne immobile. Le radar mmWave détecte de petits mouvements et des zones de distance, avec un matériel radio dédié et un placement sensible. Le WiFi CSI peut réutiliser une liaison sans fil et des cartes peu coûteuses, mais l'accès au CSI et la dérive de l'environnement sont plus difficiles.
Il faut choisir selon le besoin. Un éclairage de couloir peut préférer le PIR ; un bureau occupé peut profiter du mmWave ; une recherche sur le canal radio peut justifier le CSI. Aucun prototype WiFi ne remplace sans validation une alarme ou un dispositif médical certifié.
| Méthode | Point fort | Limite fréquente | Matériel |
|---|---|---|---|
| PIR | Marche et déclencheurs simples | Détecte mal une personne immobile | Capteur PIR dédié |
| Radar mmWave | Micro-mouvements, présence et zones | Réflexions, placement et matériel supplémentaire | Module mmWave |
| WiFi CSI | Variations du canal et activité sans caméra | Calibration et accès limité au CSI | Lien compatible avec ESP32 ou carte de recherche |
| RSSI seul | Essais grossiers | Détails insuffisants pour les petits mouvements | Matériel WiFi courant |
Montage pratique avec ESP32 CSI
Une expérience minimale nécessite une source de paquets stable et au moins un récepteur capable de capturer le CSI. Les exemples ESP-CSI d'Espressif constituent le point de départ officiel. Des projets communautaires comme ESPectre illustrent un chemin avec une carte ESP32-S3 et un système domotique. Vérifiez toujours la carte, le SDK, le micrologiciel, l'antenne et le mode de paquets requis.
Placez l'émetteur et le récepteur pour que le déplacement perturbe plusieurs trajets réfléchis, puis gardez-les fixes. Notez le modèle, la version du micrologiciel, le canal, la largeur, le débit de paquets, l'orientation, les distances et le plan de la pièce.
- Commencer par une pièce, un émetteur, un récepteur et une classe de mouvement.
- Enregistrer d'abord une référence de pièce vide.
- Garder les positions fixes et noter canal, distance et orientation.
- Séparer les sessions d'apprentissage et de validation.
- Prévoir un état inconnu en cas de perte de paquets ou de référence périmée.
Calibration et validation des faux positifs
Enregistrez la pièce vide puis les perturbations normales : ventilateur, porte, rideaux, chauffage ou animal. Collectez des marches à plusieurs vitesses et distances. Répétez un autre jour sans réapprentissage et déplacez un meuble pour mesurer la dérive. Un résultat limité à la session de collecte prouve une sensibilité, pas une fiabilité générale.
Mesurez les fausses alertes par heure, les mouvements manqués, le délai, le temps de recalibration et la réaction aux pertes de paquets. L'interface doit signaler une référence obsolète ou une qualité radio insuffisante.
- Référence : pièce vide et activité ambiante normale.
- Test positif : personnes, trajets, vitesses et distances variés.
- Perturbations : ventilateurs, portes, animaux et appareils.
- Dérive : autre jour, canal, antenne ou mobilier.
- Panne : paquets absents, nœud déconnecté et calibration périmée.
Vie privée, traversée des murs et limites responsables
Sans caméra ne signifie pas sans risque : l'activité radio peut révéler occupation, habitudes et mouvements. Informez les personnes, privilégiez le traitement local et limitez la conservation. Ces données deviennent sensibles lorsqu'elles sont liées à un logement, un bureau ou une chambre de soins.
Certaines ondes traversent certains murs, mais l'utilité dépend du matériau, de la géométrie, de la distance, de la fréquence, des antennes et des interférences. Une démonstration de laboratoire n'implique pas qu'un routeur quelconque suive les personnes dans tout un bâtiment.
- Expliquer ce qui est mesuré, traité et conservé.
- Ne pas déduire identité, diagnostic ou position exacte d'un simple score.
- Afficher l'incertitude et le besoin de recalibration.
- Utiliser des capteurs certifiés pour les décisions critiques.
Références officielles et pratiques
FAQ sur la détection de mouvement par WiFi
Un routeur WiFi ordinaire détecte-t-il le mouvement tout seul ?
Généralement non de manière exploitable. La plupart n'exposent pas le flux CSI détaillé ; un récepteur, un micrologiciel ou un produit compatible est nécessaire.
Le WiFi détecte-t-il un mouvement à travers un mur ?
Parfois, mais le résultat dépend du mur, de la distance, de la géométrie, de la fréquence et des interférences. Il faut tester le lieu réel.
Une personne immobile reste-t-elle détectée ?
Un détecteur de mouvement simple peut devenir silencieux. La présence statique exige des caractéristiques plus fines, plusieurs liens ou un autre capteur.
Une carte ESP32 suffit-elle ?
Une carte compatible peut capturer le CSI, mais le micrologiciel, la source de paquets, les antennes, le filtrage et la validation déterminent les performances.
Peut-on l'intégrer à Home Assistant ?
Certains projets communautaires publient un état de mouvement. Vérifiez la carte et l'intégration, et conservez un état inconnu en cas de panne.
Est-ce meilleur qu'un PIR ?
Pas toujours. Le PIR est économique et fiable pour de nombreux déclencheurs. Le CSI est intéressant pour la recherche et les trajets sans visibilité directe, mais demande plus de calibration.